Retour en Afrique et ses réalités

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Retour en Afrique et ses réalités

 

En novembre dernier, je suis retournée dans mon pays d’origine le Sénégal, je n’avais pas mis le pied au pays depuis 2005 et je me doutais bien que pas mal de chose avait changé depuis mon départ. Habitant à Toronto, c’est vrai que ce n’ai pas tout les quatre matin que je peux aller en Afrique.

Je suis allée en Afrique pour présenter ma première conférence sur l’éducation 2.0 et les langues, mais aussi pour passer du temps en famille et surtout pour me reconnecter avec mes racines.

J’avais comme même avant mon départ une grande appréhension et je me suis mise pas mal de pression aussi sur la conférence que je préparais. Cependant, retourner en Afrique pour animer ma conférence, je ne pouvais pas demander mieux !

C’est avec l’organisme Equarox Fondation et en collaboration avec Give1Project qui m’ont sponsorisé pour aller au Sénégal. Quelques jours avant mon départ, j’avais même des crampes au ventre !

 

Au Sénégal

À mon arrivée je n’ai plus rien reconnu, tout avait changés. En 2005, j’avais laissé un pays sous-développé avec peu d’infrastructure, mais a mon retour en novembre 2017 beaucoup de choses avaient évolué (plus de routes, d’infrastructures) mais surtout pas mal d’ONGs à croire que le Sénégal est le pays en Afrique qui accueille les ONGs et les organismes internationaux.
Au niveau de la population, plus de la moitié des jeunes que j’ai rencontrés sont en étude et le pays et en plein boom du secteur entrepreneurial.

 

 

Avec une forte demande en éducation en Afrique voir mon dossier sur l’éducation et une demande plus grande des entreprises qui demandant aux étudiants d’être bilingue, ma conférence sur la littératie visuelle a attirée des étudiants, mais aussi des maîtres d’école, mais aussi des ministres. Durant la conférence j’ai expliqué l’importance d’intégrer à l’école la possibilité pour les étudiants d’avoir une éducation bilingue (français + langues régionales). En effet, plusieurs études prouvent qu’ apprendre deux langues en bas âge favorise le processus de mémorisation. Ce qui facilite aussi par la suite l’apprentissage d’autres langues, car le cerveau prend l’habitude de faire passer d’une langue à l’autre.

 

Qu’est ce Give1Project ?

Give1Project est un organisme présent dans plus de 75 pays actant pour le développement des jeunes et des communautés dans le monde. Le fondateur Thione Niang a également travaillé avec Barack Obama.

 

Qui sont Equarox Fondation ?

Equarox Fondation est un organisme américano-sénégalais qui a pour but d’aider les communautés à accéder à une meilleure éducation via des formations et des financements de projets. Pour en savoir plus sur eux aller sur leur page Facebook et pour voir plus de photos sur mon atelier à Pikine

 

Un retour pas si simple

Même si mon séjour s’est relativement bien passé, je me suis parfois sentie déconnecté de mon pays même si je ne suis pas là-bas. Quand je sortais, je n’avais pas besoin de parler et les gens remarquaient tout de suite que je n’étais pas « d’ici ». En sortant de la voiture pour aller au marché HLM (l’une des marchés les plus connu de Dakar), les vendeurs m’abordaient automatiquement soit en français soit en anglais comme s’il assumait que je ne parlais pas la langue. Ou quand je parlais Wolof et que les gens me disaient en pleine face “ ki lou mou wax, duma lakk toubab’’ traduction ‘’ mais qu’est ce qu’elle dit, je ne parle pas la langue des blancs’’

Je rentrais à la maison assez frustré de ne pas pouvoir parler avec les gens dans ma langue. Ce n’a pas été le cas d’un ami marocain qui lui pouvait faire des erreurs ou s’exprimer avec quelques mots en wolof. C’est aussi à ce moment là que j’ai compris la frustration des colloques en chine, une franco-laotienne pour qui on la prenait pour une chinoise qui se faisait crier dessus quand elle parlait anglais que moi avec le peu de chinois que j’avais parlé chinglish (un mélange de mandarin et d’Anglais).

À Toronto, mon autre chez-moi tout va très vite et la plupart d’entre nous avons cette mentalité de GO GO GO ou le temps est une denrée rare et précieuse. C’est tout le contraire que j’ai trouvé au Sénégal surtout au niveau des affaires, mais aussi le faite d’être une outsider. Personne vous attend en Afrique, on me la bien fait comprendre. Un mois au pays m’a certes aidé à me reconnecter physiquement avec mes racines et ce n’est pas suffisant pour nouer de vraies relations. Tout est passé trop vite.

 

 

Ce voyage m’a donné le goût de repartir plus souvent et surtout l’envie de travailler sur d’autres projets qui me tiennent a coeur. J’en partagerai plus cette année en 2018 ;). Je remercie mes sponsors Equarox Fondation et Give1Project pour avoir collaboré avec LaPolyglotte.

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